J'ai donc passé ma prime jeunesse à Thionville et à la caserne Jeanne d'Arc. Les quelques documents suivants, la plupart offerts, car la guerre ne nous a pas épargnés et il ne me reste que peu de souvenirs tangibles de cette période, me font revivre le passé et côtoyer le préent..
Thionville, redevenue francaise aprés cinquante années durant lesquelles la cité s'appellait Diedenhofen, sous législation allemande, a profondément marquée mon enfance
Je remercie tous ceux qui, en m'envoyant des documents, ont réveillé mes souvenirs.
Tout d'abord mon école, l'école Poincarré
A gauche, l'entrée des fille, à droite, celle des garçons. La salle de fêtes de la distribution des prix occupait tout le premier étage de cette facade.
Un de mes seuls souvenirs de ce temps là, mon carnet de notes
Nous étions en Lorraine, donc instruction religieuse à l'école publique et cours d'allemand en primaire. C'est ma totale carence en allemand qui a fait que je n'ai jamais obtenu la première place. Il m'était impossible, n'ayant aucune base, de bien suivre les leçons. C'était la langue maternelle de mes condisciples. (voir ma triste note 3 sur 10).
La photo du "certif" sur le perron (2ème rang - 5 ème à gauche.)
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Le pignon ce bâtiment fait façe à un bâtiment identique où, au premier étage, se trouvait l'appartement de mes parents Dans le bâtiment foncé se trouvait le café maure des tirailleurs où ils me gavaient de beignets. Un simple grillage ( avec des passages connus seulement par nous, les enfants) nous séparait. La route était une grande allée de marronniers. L'arbre dans la cour était, en ces temps là, un noyer - Derrière la haie se trouvaient les jardins dont celui de mon père avec un petit poulailler.
Emplacement des jardins et du petit poulailler Les deux fenêtres aux stores baissés, au premier étage faisaient partie de notre appartement ainsi que celles donnant sur la rue
L'entrée de la nouvelle rue longeant le pignon de "notre logement" est à l'emplacement de la barrière de la photo ci dessus. On y retrouve l'ancien mur en plaques de bêton qui existait avant la guerre
Toujours " mon bâtiment" suivi du Centre de mobilisation. Je me demande si l'arbre que l'on voit, ne serait pas le noyer de mon enfance?
Le centre de mobilisation où travaillait maman
C'est dans ce bâtiment (situé à l'angle de la caserne opposé à notre logement) que se trouvait la Salle des Fêtes du 168ème R.I.F. Le Père Noêl m'y apportait chaque année de magnifiques soldats de plomb.
La caserne Jeanne d'Arc, le jour d'aujourd'hui.
La caserne, quand j'y habitais, avant la dernière guerre.
C'était certainement avant le Seize Huit
Le poste de police du 16/8 que je connaissais ( Collection Dominique Kemmel que je remercie)
C'était la caserne du 151 ème Régiment d'artillerie également basé à Thionville .
Merci Monsieur Boudinet de m'offrir ces photos du Centre de secours et d'Incendie de Thionville avec sa magnifique tour de manoeuvres et de séchage.
Le petit Thionvillois de 1939 et l'ancien Sapeur Pompier qu'il est devenu aujourd' hui sont réunis par ces clichés.
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