La guerre m'a privé de presque tous mes objets souvenirs d'enfance et de l'album de photos de mes parents qui était plein de défilés, de revues, de soldats.... plein du 168 R I F avec qui je vivais en compagnie de mes tirailleurs.
Mais aujourd'hui, grâce à Monsieur Paul Geoffroy dont le papa était également adjudant chef, comme mon père, au Seize Huit, je viens subitement de retrouver mes soldats.
Il m'ont tant marqué, d'abord en bleu horizon, avec aussi, leurs treillis blancs et les deux pointes de leur calot, puis en kaki avec leur béret, que je ne résiste pas au désir d'éditer ces plotos inédites que m'offre Paul Geoffroy.
Avec mes parents, au début des années 30, j'ai vécu l'occupation en Rhénanie, à Deux Ponts ( Zweibrucken), dans cette caserne.

Voilà ce que je voyais journellement dans m tendre enfance

alors que l'Adjudant chef Geoffroy se trouvait à Worms avec notre 168ème dans l'ancienne caserne Prinz Carl où avait été stationné le régiment du prince. Pour nous francais, elle s'appelait la caserne des Vallières.

L'entrée de la caserne des Vallières à Worms en Allemagne

Les bâtiments de l'ancienne caserne Prinz Carl en 2005 Photo Symposiarch
Quelques explications concernant le 16/8 entre 1930 et 1939.
Si la base du régiment était la Caserne Jeanne d'Arc à Thionville qui abritait une Compagnie hors rang, ( Cie des services, la CHR) le Centre de mobilisation où travaillait ma mère, les chevaux et leurs fourragères, les toutes petites chenillettes à mitrailleuses, la Musique..... le 1er bataillon se trouvait à Elzange, (celui de l'Adjudant Chef Geoffroy), le deuxième était à Cattenom et Hettange Grande et le troisième était à Angevillers.
Dès le début de la guerre, le régiment accupa les gros ouvrages et les casemates de la ligne Maginot.
Quelques photos de ces annéees là. Tout d'abord les Officiers du Régiments année 1935

Collection Dominique Kemmel que je remercie
Ce 25 Janvier 2013, Monsieur Dominique Kemmel, le grand spécialiste de la ligne Maginot, me fait un magnifique cadeau.Sur la première photo, la musique du régiment est encore en bleu horizon,nous sommes en 1935 et porte le képi mou, sur la deuxième photo c'est la musique juste avant la guerre, avec la tenue kaki et le béret de la ligne Maginot. Un de ces garçons, hauboïste, ami de mon père, me donnait des cours de solfège alors que je n'ai jamais été doué pour la musique. Monsieur Blanquaert était originaire de Béthune, ville voisine d'Hazebrouck....
Et puis, sur la troisième, c'est une Compagnie qui défile et je suis certain d'avoir vu ce "tête gauche" car j'étais, à tous les défilés, prés de la tribune.
Merci Monsieur Kemmel



Revue dans la cour de la caserne

Ils sont en "bleu horizon"

Le Colonel et son " ordonnance"

Le Général Cousse, que j'ai bien connu, salue le drapeau du régiment
Collection Dominique Kemmel
Au début des années 30, le Général ( je pense que c'est le général Cousse) visite le camp du 168 à Bitche.

Un peloton d'élèves caporaux

Une section de " grenadiers voltigeurs" en tenue de combat.

Une chambrée.

L'échelon transport avec chevaux et fourragères. ( Avec une pelle et un seau j'allais près des écuries, récolter le crottin pour le jardin familial situé dans la caserne.....)

Les sous officiers d'une Compagnie.

Et ceux d'une autre peut être?.....

La cuisine roulante.

Les "treillis blancs" pour les corvées.

Les bérets de la ligne Maginot.

Le poste de police d'Elzange . Avec mon père, j'ai visité le gros ouvrage de Koenismacker.

Au mess des sous offs, j'y ai mangé avec mon père

Et puis le mess des officiers.

Et le foyer du soldat
Durant " La drôle de guerre" ( la période calme avant l'invasion et la prise à revers de la ligne Maginot.) Casemate de Metrich ( C 50) tenue par le I67ème RIF, issu, à la déclaration de la guerre, du 168 ème

Prés de la casemate, on va tuer le cochon. ( Photo coloriée avant la photo couleur)

En 1939, j'avais un petit chien 'Boby" un spincher nain " Lorsque nous avons été évacués de la caserne, Boby est resté avec mon père dans l'ouvrage de l' Etat Major du secteur et il a disparu à la capture des occupants par l'ennemi.

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Peut être que la mandoline joue l'air de la chanson du moment " Nous allons pendre notre linge sur la ligne Siefried"

Lisent- ils dans le journal: " A l'est, rien de nouveau" ? (Le lecteur du journal est Léon Geoffroy)


La casemate 50 sur laquelle ont été prises les photos d'époque ci-dessus, telle qu'elle reste le jour d'aujourd'hui.
Ce 13 mars 2013, Paul Geoffroy nous présente les photos de Dominique Kemmel et ainsi nous connaîtrons même l'intérieur de la casemate C 5O de Léon Geoffroy.


La niche à mines

Intérieur de la cloche du guetteur

Son échelle d'accés

Le créneau du F. M.

2ème créneau


Les deux chambres de tir

La chambre du chef de casemate



La chambre des hommes


Salle des filtres




Couloirs et escaliers d'accés
Et, ce 20 juillet 2013, sur les photos de D. Kemmel, nous découvrons Paul Guffroy sur les traces de son père.



Une partie de la caserne d'Elzange qui est devenue école

La citation à l'ordre de la brigade de Léon Geiffroy. Je ne savais pas qu'un fait de guerre puisse être honoré alors que l'intéressé était prisonnier dans un stalag et je ne savais pas, non plus, que le gouvernement de Vichy avait un secrétariat d'Etat à la Guerre,. Si quelqu'un connait d'autres faits analogues, merci de me renseigner. .
Petit entrefilet trouvé dans "Histoire de Guerre" concernant le fait d'armes de Léon Geoffroy.

Merci Paul Geoffroy pour ces photos que votre père Léon nous a données en héritage.
Ce 10 Février 2011, Paul Guffroy me fait parvenir d'autres documents concenant son père et l'ouvrage de Metrich, et je découvre que c'est cet ouvrage que j'ai visité, tout enfant, avec mon père, avant la guerre et que l'on appelait le fort de Koenismaecker, je ne me souviens pas du nom " Métrich". C'était la fortification la plus proche de Thionville et je la découvre aujourd'hui gràce à la carte de positionnement des ouvrages de la ligne Maginot que m'adresse Paul Geoffroy.
Ma "Fortif" en 1939




Beaucoup de garçons du Nord Pas de Calais ont servi au Seize Huit. Tous souvenirs seront toujours bien venus
Dernière nouvelle
Ce 23 avril 2015, j'ai le plaisir de vous présenter deux "Grands Anciens" du "Seize - huit" (comme ils disaient alors) C'est madame Gwenaelle Boulier qui m'envoie ces photos et je la remercie vivement. Ce sont les portraits de son grand père paternel et de son grand oncle. Son grand père s'appelait Raoul Boulier et il avait fait son service militaire en 1937 dans "ma caserne" Jeanne d'Arc à Thionville et peut être nous sommes nous parlé car mes temps libres d'écolier se passaient en jeux et conversations avec les soldats, car, avec mes petits camarades, nous avions accés libre à la grande cour de la caserne. Raoul fut promu caporal chef en 1939, fut fait prisonnier à Dommartin en juin 1940 et dirigé vers le stalag VII A. Son grand oncle André Nervet, se retrouva stalag Vi C.
Encore une belle photo de mes "copains d'enfance" André Nervet est désigné par la flèche rouge.
Raoul, le grand père (il porte l'insigne du 16-8 sur sa fourragère).
André, le grand oncle



