Werner nous quitte le 13 Janvier 2009
NUIT BLANCHE DE RUSSIE
Oh non ! Je ne l’aurai cru et pourtant,
Un jour, je devins le copain d’un allemand
Grâce aux sapeurs pompiers, à leur fraternité,
Et à leurs appels vers l’universalité.
Je lui livrais Dunkerque sur qui Jean Bart veillait,
Il me fit découvrir Cologne et ses merveilles.
Sur un grand stade, il fit lever nos trois couleurs,
« La Marseillaise » Outre Rhin ! Pour moi ! Le bonheur !
Il parlait français, mon « jumelé », mon ami,
Mais ne voulait pas narrer sa guerre, en Russie.
Mes questions trouvaient échappatoires polis,
Nuit blanche d’un Nouvel An où je sus tout sur lui.
Restés seuls pour un « Cognac » d’après réveillon,
Pourquoi me dit-il, « Maintenant, Francis, parlons » ?
Il évoquât la déportation de son père
Qui, toujours, avait voulu dire non à Hitler,
Et c’est pour cela qu’ils l’envoyèrent en Russie,
Voir pourquoi le grand froid enrayait les fusils.
Et, sans jamais se lasser, jusqu’au petit jour,
Il retraça l’horreur d’un terrible parcours.
Blessé, les pieds gelés, il fut rapatrié
Juste avant le désastreux recul meurtrier.
Il avait jeté ses médailles à la poubelle,
Je lui ai dit « Mon Dieu, pourtant elles étaient belles ».
L’armée des pompiers du monde, seule qui innove,
Au lieu de tuer les hommes, elle les sauve.
Francis RAOUT 1996
En Mairie,le jour du jumelage avec Portz em Rhein

Il était amateur de "belles choses"

HAZEBROUCK et ses pompiers étaient jumelés avec Portz em Rheim en Allemagne, Soignies en Belgique et Faversham en Angleterre. La fille de Werner Kollath, mon ami allemand fut la "Maritche" du Carnaval de Cologne.

"Banquet" d'après Congrés en Allemagne Werner m'a conduit à "la roulante" et m'as dit: "Un demi cochon, un sac de " Kartofels" , une dizaine de choux, le tout bien mélangé, c'est le menu du jour"

Le "paysan " la Maritche" Le Prince" Edith, la fille de Werner est la princesse
1968 Edith (à gauche), merveilleuse interprète - A partir de là se construira la rue d'Hazebrouck à Portz em Rhein.Mais ce jour là c'est encore une grande friche. Les pompiers n'avaient pas encore de tenue d'été, le Colonel Loisel m'autorisait à porter la tenue militaire avec le képi de pompier.
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