Alors que les pompiers venaient d’éteindre l’incendie d’une habitation de personnes âgées, l’un d’entre eux est sorti de la longère en possession de souvenirs extraits du sinistre. On pense toujours au côté technique de l’intervention et on oublie souvent la sensibilité des pompiers face à ces drames humains. »
PHOTO PASCAL BONNIÈRE
La Voix du Nord
Et c'est pourquoi je vous livre une partie d'un petit poême souvenir qui dâte de 1989 et qui concorde bien à ce qui ce dit ci dessus.
C’était un jour d’hiver, j’avais trois fois quinze ans.
Une maison incendiée, une pièce toute calcinée,
Une pauvre sinistrée, sous les ans, ployant,
Fouillant, à genoux, dans son placard ruiné.
« Objets inanimés, Avez-vous donc une âme,
Qui s’attache à notre âme, Et la force d’aimer ? »
La phrase du grand auteur, de nouveau, me hantait,
Pensant à tout ce que le feu avait rongé
A tous ces souvenirs que ce toit abritait,
Au précieux globe de verre et à sa fleur d’oranger,
Au petit coffret, qu’après qu’on l’eut forcé,
Rendit aux doigts tremblants de la vieille femme,
Son vieux diplôme de « Professeur de français,
Souvenir d’un passé dévoré par les flammes.
Objets inanimés, oui, vous avez une âme,
Cachée dans le trésor de cette grande dame.
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