Hier, à 8 h, les sapeurs-pompiers d'Hazebrouck et de Merville, le SMUR et la police nationale sont appelés au 11, rue d'Arras, à Hazebrouck, pour un incendie. Dans la maison, ils retrouvent le corps sans vie d'un octogénaire. L'enquête se dirige vers un mégot de cigarette mal éteint
... Lorsque Thérèse voit arriver les sapeurs-pompiers, hier vers 8 h, elle pense d'abord qu'ils ne font que passer. « On ne pense jamais qu'un événement pareil peut arriver devant chez nous », dit-elle, sur le pas de sa porte. Son mari non plus, n'y a pas cru. C'est seulement en sortant de chez lui qu'il a compris. « Il y avait beaucoup de fumée qui sortait de la maison », se souvient-il.
Un mégot de cigarette en cause ?
Les sapeurs-pompiers, venus d'Hazebrouck et de Merville, arrivent rapidement sur place et maîtrisent l'incendie avant 8 h 20. Mais pour l'habitant des lieux, il est déjà trop tard. L'homme, né en 1930, est mort asphyxié par les fumées. « C'était une personne qui ne pouvait plus marcher et qui ne se déplaçait plus qu'en fauteuil roulant , détaille le commandant de police, Thierry Courier.C'est dans son fauteuil qu'on l'a retrouvé. On pense qu'il a voulu fuir mais qu'il n'en a pas eu le temps. » Le feu est parti d'un canapé, dans la pièce principale. « Il n'y avait aucun appareil électrique à proximité », poursuit le commandant.
En revanche, la victime fumait. La thèse du mégot mal éteint qui déclenche l'incendie est ainsi « privilégiée », selon la police, qui n'a détecté aucune trace d'infraction. La police scientifique est tout de même venue faire des prélèvements hier matin, par précaution.
« Lorsque j'ai vu les secours sortir le corps, j'ai éclaté en sanglots , s'émeut Thérèse, la voisine.C'était un monsieur gentil, qui recevait souvent sa fille et son beau-fils. Ce n'était pas quelqu'un de seul. » La victime avait emménagé en septembre 1989.